Le PPT dénonce les pressions sur les médias et réclame plus de protection pour les journalistes

Diya
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Le Patronat de la Presse Togolaise a exprimé ses inquiétudes sur l’état de la liberté de la presse au Togo. Lors d’une conférence de presse organisée le 13 mai 2026 à Soviépé, l’organisation a présenté son Baromètre de la liberté de la presse 2025.

Dans son rapport, le PPT reconnaît une légère amélioration de la situation des médias ces dernières années. Cependant, l’organisation estime que plusieurs difficultés persistent dans l’exercice du métier de journaliste au Togo.

Le document évoque des cas de menaces, d’intimidations, d’agressions physiques et d’interpellations visant des journalistes. Selon le PPT, ces pressions créent un climat de peur et poussent certaines rédactions à l’autocensure.

Le rapport cite notamment l’interpellation du journaliste Albert Agbeko en avril 2025 à Tsévié pendant une couverture électorale. Il revient aussi sur la suspension de Radio France Internationale et France 24 par la HAAC en juin 2025. Les arrestations des journalistes Loïc Lawson et Anani Sossou sont également mentionnées.

Même si le Togo a progressé dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières, passant de la 121e place en 2025 à la 97e en 2026, le PPT estime que les difficultés restent importantes. L’organisation affirme que les formes de pression ont évolué mais n’ont pas disparu.

Le principal combat du PPT concerne les peines de prison contre les journalistes. L’organisation demande la suppression des dispositions permettant d’emprisonner des professionnels des médias, notamment pour des contenus publiés sur les réseaux sociaux.

Le patronat souhaite aussi une réduction des fortes amendes prévues dans le futur Code de la presse. Selon lui, ces sanctions risquent d’affaiblir davantage les médias privés déjà confrontés à des difficultés financières.

Le PPT demande enfin des mesures pour soutenir les entreprises de presse, notamment la réduction des taxes sur les équipements et matériels de production.

Tout en appelant les autorités à améliorer le cadre légal, l’organisation invite également les journalistes togolais à faire preuve de plus de professionnalisme et de responsabilité dans leur travail.

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