Le consortium formé par l’Union des ONG du Togo (UONGTO) et le Réseau des associations des personnes vivant avec le VIH au Togo (RAS+ TOGO) poursuit son engagement en faveur de la Couverture sanitaire universelle (CSU) et de l’Assurance maladie universelle (AMU). Dans cette dynamique, il a organisé, le 25 juin 2026 à Lomé, une rencontre de suivi participatif réunissant une cinquantaine d’acteurs du secteur de la santé.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement de la société civile pour la mise en œuvre de la CSU, la création d’un cadre permanent de concertation et l’amélioration du financement domestique de la santé au Togo. L’objectif était de dresser un état des lieux des progrès réalisés, d’identifier les difficultés persistantes et de proposer des pistes d’amélioration.
L’atelier a réuni des représentants des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers, des élus locaux, des institutions publiques, des structures en charge de l’AMU ainsi que des bénéficiaires du dispositif. Cette diversité de participants a permis d’instaurer un dialogue inclusif autour des enjeux liés à la mise en œuvre de la réforme.

Selon les responsables du projet, la société civile entend jouer pleinement son rôle en accompagnant les autorités dans l’atteinte des objectifs de la CSU. Plusieurs actions ont déjà été menées, notamment des campagnes de sensibilisation, des sessions de formation à l’intention des collectivités locales et des organisations de la société civile, ainsi que des ateliers de plaidoyer destinés aux décideurs.
Les échanges ont permis d’évaluer les avancées enregistrées dans le déploiement de l’AMU, mais aussi de mettre en lumière les contraintes qui freinent encore son développement. Les bénéficiaires ont partagé leurs expériences, leurs attentes et les difficultés rencontrées dans l’accès aux services couverts par le dispositif.
Consultant sur le projet, Massamesso Katassoli a souligné l’importance de cette démarche participative. Selon lui, les données recueillies sur le terrain permettront de renforcer le plaidoyer en faveur de la CSU et d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations liées à son extension, notamment sur les mécanismes de financement et les cotisations. Il estime également que ce cadre favorisera une meilleure redevabilité des pouvoirs publics en assurant un suivi des engagements pris.
Au-delà du plaidoyer, cette initiative vise à instaurer un dialogue permanent entre les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, la société civile et les bénéficiaires. Une telle concertation devrait faciliter la co-construction des solutions et renforcer l’appropriation de la réforme par l’ensemble des acteurs concernés.
À l’issue des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations destinées à améliorer la mise en œuvre de la CSU et de l’AMU. Ces propositions seront compilées dans un document qui servira de base aux futures actions de plaidoyer auprès des autorités sanitaires et des structures chargées du déploiement de la réforme.
Mis en œuvre depuis février 2025, le projet est porté par le consortium UONGTO-RAS+ TOGO avec l’appui technique et financier du Projet de renforcement de la société civile sur la promotion et la protection de la liberté d’association et de réunion au Togo (PRO LAR UE). À travers cette initiative, les organisations de la société civile réaffirment leur volonté de contribuer à une couverture sanitaire plus accessible, plus inclusive et plus efficace au bénéfice des populations togolaises.

