La Chine franchit une nouvelle étape dans ses relations économiques avec l’Afrique. Depuis le 1er mai 2026, elle supprime les droits de douane sur les importations venant de 53 pays africains. Seul l’Eswatini est exclu, en raison de ses relations avec Taïwan.
Cette décision prolonge une initiative lancée en 2024. À l’époque, elle concernait seulement 33 pays parmi les moins avancés. Désormais, l’accès au marché chinois est élargi. Les barrières tarifaires sont presque totalement levées jusqu’en avril 2028.
L’objectif est clair. La Chine veut renforcer ses échanges commerciaux avec le continent africain. Elle cherche aussi à consolider ses relations économiques.
Cependant, le commerce entre les deux partenaires reste déséquilibré. L’Afrique importe davantage qu’elle n’exporte. Le déficit commercial dépasse les 100 milliards de dollars sur l’année écoulée.
Ce déséquilibre s’explique par la nature des échanges. L’Afrique exporte surtout des matières premières. Il s’agit principalement de pétrole et de minerais. En revanche, elle importe des produits manufacturés à forte valeur ajoutée.
La suppression des droits de douane représente une opportunité. Mais tous les pays n’en profiteront pas de la même manière. Les économies plus industrialisées, comme l’Afrique du Sud ou le Maroc, sont mieux placées. Elles peuvent tirer avantage de cet accès élargi.
D’autres pays risquent de rester en retrait. Plusieurs obstacles persistent. Le manque d’industrialisation est un frein majeur. Les infrastructures logistiques sont souvent insuffisantes. La diversification des exportations reste limitée.
Ainsi, cette mesure ouvre des perspectives. Mais elle pose aussi une question importante. Les pays africains pourront-ils transformer cette opportunité en croissance durable et équilibrée ?

