Au Togo, un reportage sur l’accès à l’eau potable crée une vive émotion.
Le journaliste Roger Amemavoh, fondateur de Capture Média, a été convoqué par la gendarmerie d’Afagnan.
Cette convocation a finalement été annulée dans la nuit.
À l’origine de l’affaire, une vidéo diffusée le 28 avril.
Elle montre des habitants d’Afagnan Emon Kpota obligés de partager leur eau avec des animaux.
Les images choquent et suscitent une forte réaction sur les réseaux sociaux.
De nombreux citoyens se mobilisent rapidement.
Ils envoient de l’eau potable pour soutenir les populations locales.
Un élan de solidarité se met en place.
Après la diffusion, des gendarmes se rendent dans le village.
Ils cherchent à comprendre la situation auprès des autorités locales.
Le chef du village est absent, en raison des célébrations de Fête de l’indépendance du Togo.
Les forces de l’ordre rencontrent alors un habitant ayant reçu les dons.
Lui et le journaliste sont invités à se présenter à la brigade.
Mais contre toute attente, la convocation est annulée quelques heures plus tard.
Ce revirement intervient dans un contexte de forte mobilisation.
Le débat sur la liberté de la presse refait surface.
Beaucoup s’interrogent sur les pressions subies par les journalistes.
Le cas de Roger Amemavoh n’est pas isolé.
Il avait déjà reçu des menaces après un reportage sur un conflit foncier à Latékopé.
Ces situations relancent les inquiétudes sur les conditions de travail des médias.
Par ailleurs, le ministre Sena Alipui s’est rendu à Afagnan.
Cette visite montre une prise de conscience face à la gravité du problème.
Au-delà de la polémique, l’essentiel reste la situation des habitants.
L’accès à l’eau potable demeure un défi dans certaines zones rurales.
Ce reportage rappelle le rôle clé des journalistes pour alerter et faire bouger les lignes.
Une question reste posée : cette affaire permettra-t-elle de trouver des solutions durables ?

