Au Togo, le Conseil national du dialogue social (CNDS) entend donner un nouvel élan à ses activités. L’institution a ouvert, mardi 25 août à Lomé, une session extraordinaire consacrée à son fonctionnement et à l’évolution de son rôle face aux nouveaux enjeux du monde du travail.
Une session pour redynamiser le CNDS
Cette rencontre réunit différents acteurs du dialogue social autour des difficultés qui limitent le fonctionnement de l’institution. Les participants doivent notamment réfléchir aux moyens de rendre le CNDS plus efficace dans ses missions.
Les discussions portent également sur l’adaptation de son action aux transformations économiques et sociales observées ces dernières années.
Pour le président du CNDS, Kondé Sangbana, il est aujourd’hui nécessaire de renforcer l’institution afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle dans la prévention et la gestion des tensions sociales.
Un acteur du dialogue entre l’État, les travailleurs et les employeurs
Créé en 2007, le CNDS constitue un espace de concertation entre les pouvoirs publics, les organisations de travailleurs et les représentants des employeurs.
Son intervention vise notamment à favoriser le dialogue et à rechercher des solutions consensuelles lorsque des désaccords apparaissent dans le monde professionnel.
Au fil des années, l’institution a ainsi été sollicitée dans plusieurs situations de tension, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé, mais également dans les secteurs public, parapublic et privé.
Adapter le dialogue social aux nouveaux enjeux
L’évolution du marché du travail impose cependant de nouveaux défis. Les transformations économiques, les changements dans les relations professionnelles et les attentes des travailleurs nécessitent des mécanismes de concertation capables de s’adapter rapidement.
La session extraordinaire doit donc permettre de réfléchir à la manière dont le CNDS peut mieux anticiper les conflits plutôt que d’intervenir uniquement lorsque les tensions sont déjà installées.
L’objectif est également de renforcer la capacité de l’institution à faciliter les échanges entre les différentes parties et à favoriser des solutions acceptables pour tous.
Retour sur la Conférence internationale du Travail
Les travaux servent également de cadre pour faire le bilan de la participation de la délégation tripartite togolaise à la 114e session de la Conférence internationale du Travail, tenue à Genève du 1er au 12 juin 2026.
Cette participation a permis aux représentants togolais de prendre part aux discussions internationales consacrées aux questions liées au travail et aux relations professionnelles.
Le partage de cette expérience doit contribuer à alimenter les réflexions nationales sur l’avenir du dialogue social.
Vers une nouvelle dynamique
À travers cette session, le CNDS cherche donc à revoir son fonctionnement et à mieux répondre aux réalités actuelles.
La relance de ses activités apparaît comme un enjeu important pour maintenir un cadre permanent de discussion entre l’État, les travailleurs et les employeurs.
Une institution plus dynamique pourrait notamment contribuer à prévenir certaines tensions, à faciliter la recherche de compromis et à préserver un climat social favorable au développement économique.

