Agroforesterie : 22 200 plants distribués pour renforcer les exploitations rurales

Fawzou
4 min de lecture

Au Togo, les initiatives en faveur d’une agriculture plus résiliente se poursuivent. Quelque 22 200 plants fruitiers et forestiers ont récemment été remis à des communautés rurales afin de soutenir le développement de l’agroforesterie et contribuer à la restauration des paysages.

Les plants devraient permettre de couvrir environ 220 hectares répartis dans 17 cantons des régions des Savanes, de la Centrale et des Plateaux-Est.

Des plants adaptés aux besoins des producteurs

Cette opération s’inscrit dans le cadre du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP). Elle vise notamment à encourager les producteurs à intégrer davantage les arbres fruitiers et forestiers dans leurs systèmes agricoles.

L’objectif est double : diversifier les sources de revenus des exploitants et améliorer la capacité des terres agricoles à faire face aux effets du changement climatique.

Plusieurs variétés ont ainsi été sélectionnées en fonction de leur intérêt économique, alimentaire et environnemental. Parmi les plants distribués figurent notamment le manguier Kent greffé, l’oranger Hamlin greffé, le goyavier greffé, le baobab, le tamarinier, le jujubier, le citronnier, l’anacardier et le néré greffé.

Des espèces forestières telles que le Khaya senegalensis, le neem, le Cassia siamea et le teck font également partie du dispositif.

Les communautés associées au choix des espèces

La sélection des plants ne s’est pas faite uniquement sur la base de considérations techniques. Elle découle notamment des Plans de Gestion intégrée des paysages (PGIP) élaborés avec la participation des acteurs locaux.

Producteurs, organisations communautaires, autorités locales et services techniques ont été consultés afin d’identifier les besoins et les priorités des différents territoires.

Ces échanges ont mis en évidence l’intérêt de développer des systèmes associant cultures agricoles, arbres fruitiers et espèces forestières. Une approche qui doit permettre de mieux valoriser les terres tout en renforçant les fonctions environnementales des paysages ruraux.

Une réponse aux effets du changement climatique

L’agroforesterie constitue également un moyen d’améliorer la résilience des exploitations face aux changements climatiques. La présence d’arbres dans les espaces agricoles peut notamment contribuer à protéger les sols, diversifier la production et offrir aux producteurs des ressources supplémentaires.

Pour les communautés bénéficiaires, l’enjeu est donc de disposer de systèmes de production capables de répondre simultanément aux besoins alimentaires, économiques et environnementaux.

Le FSRP mise sur une agriculture plus résiliente

Le programme dans lequel s’inscrit cette opération vise plus largement à renforcer la productivité agricole et la résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest.

Au Togo, le FSRP bénéficie d’un financement de 50 milliards de FCFA et intervient autour de plusieurs axes. Il prévoit notamment le développement d’une agriculture adaptée aux contraintes climatiques, aussi bien au niveau des exploitations que des paysages.

Le programme cherche également à créer un environnement favorable au développement des chaînes de valeur agricoles et au commerce intrarégional. Le renforcement des capacités en matière de prévention et de gestion des risques agricoles constitue un autre volet important.

Vers une restauration durable des paysages

À travers la mise à disposition de ces 22 200 plants, les communautés rurales sont ainsi appelées à jouer un rôle central dans la transformation des paysages agricoles.

Au-delà de la plantation d’arbres, l’ambition est de favoriser des modèles de production plus diversifiés et mieux adaptés aux réalités locales. La réussite de l’initiative dépendra toutefois du suivi des plants, de leur entretien et de leur adaptation aux conditions de chaque territoire.

Cette opération marque ainsi une nouvelle étape dans les efforts visant à concilier production agricole, amélioration des revenus, restauration des terres et adaptation au changement climatique.

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