Une nouvelle session de réflexion stratégique à Djamdè
Le gouvernement togolais a ouvert, le 11 juin à Djamdè dans la préfecture de la Kozah, son deuxième séminaire gouvernemental de l’année. Cette rencontre de deux jours rassemble les membres de l’exécutif autour des grandes orientations qui doivent guider le développement économique et social du pays au cours des prochaines années.
Présidés par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, les travaux portent principalement sur les stratégies à mettre en place pour renforcer la croissance économique, améliorer les conditions de vie des populations et réduire durablement la pauvreté.
L’objectif est également de finaliser les grandes lignes de la feuille de route gouvernementale 2026-2031 qui définira les principales priorités de l’action publique pour les années à venir.
Doubler le niveau de vie des populations
Parmi les ambitions affichées figure la volonté de doubler le niveau de vie moyen des Togolais d’ici à 2040.
Les autorités souhaitent également faire reculer fortement la pauvreté et ramener son incidence à moins de 15 % sur l’ensemble du territoire national.
Ces objectifs traduisent la volonté du gouvernement de créer une croissance plus inclusive, capable d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations et de favoriser un développement plus équilibré.
Selon les responsables, cette ambition nécessitera des réformes profondes ainsi qu’une mobilisation importante des ressources publiques et privées.
Une feuille de route tournée vers les résultats
Les échanges engagés pendant ce séminaire visent à renforcer la cohérence des politiques publiques et à identifier les actions les plus efficaces pour atteindre les objectifs fixés.
L’accent est mis sur la nécessité de transformer les grandes orientations en projets concrets, financés et suivis de manière rigoureuse.
Le gouvernement entend également définir des responsabilités précises pour chaque secteur afin d’assurer une meilleure coordination de l’action publique et une évaluation régulière des résultats obtenus.
L’idée est de faire en sorte que les politiques publiques produisent des effets visibles et mesurables pour les citoyens.
Une approche globale du développement
Les autorités défendent une vision intégrée du développement dans laquelle plusieurs secteurs doivent évoluer simultanément.
L’agriculture, les infrastructures, l’énergie, la formation, l’investissement privé et le financement sont considérés comme des leviers complémentaires qui doivent être développés ensemble pour produire des résultats durables.
Cette approche vise à renforcer les capacités de production du pays, créer davantage d’emplois et améliorer les opportunités économiques dans toutes les régions.
Le gouvernement estime qu’aucun secteur ne peut, à lui seul, porter durablement la transformation économique du pays.
Des expériences internationales mises à contribution
Pour nourrir les réflexions, les participants s’appuient sur plusieurs études et diagnostics réalisés avec l’appui de partenaires internationaux.
Les expériences réussies de différents pays ayant connu une forte transformation économique sont également examinées afin d’identifier les bonnes pratiques pouvant être adaptées au contexte togolais.
Cette démarche vise à construire une stratégie réaliste, fondée sur des analyses concrètes et sur les enseignements tirés d’autres expériences de développement.
Une vision inscrite dans la continuité des réformes
Ce deuxième séminaire gouvernemental s’inscrit dans la continuité des travaux engagés lors de la précédente session organisée en avril.
Il participe également à la mise en œuvre de la vision gouvernementale articulée autour du triptyque « Rassembler, Protéger et Transformer », présenté comme le socle des politiques publiques et des grandes réformes engagées par les autorités.
À travers cette nouvelle phase de réflexion, le gouvernement entend poser les bases d’une croissance durable, favoriser la création d’emplois et renforcer les actions destinées à améliorer le bien-être des populations à l’horizon 2040.

