Mécanisation agricole : la BOAD accorde 40 milliards FCFA supplémentaires au Togo pour moderniser le secteur

Fawzou
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Le Togo franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son agriculture grâce à un important soutien financier de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Réunie le 26 juin à Lomé lors de sa 151ᵉ session ordinaire, l’institution financière régionale a approuvé un financement de 40 milliards de FCFA destiné à poursuivre la mise en œuvre du Programme d’appui à la mécanisation agricole et à l’irrigation (ProMAI).

Ce nouvel appui permettra d’accélérer les investissements dans les équipements agricoles modernes et les infrastructures d’irrigation afin d’améliorer durablement les performances du secteur agricole togolais.

Un financement qui porte le programme à 60 milliards FCFA

Avec cette nouvelle enveloppe, le financement global du Programme d’appui à la mécanisation agricole et à l’irrigation atteint désormais 60 milliards de FCFA.

Cette deuxième phase vise à renforcer les acquis des premières actions engagées tout en élargissant les interventions sur l’ensemble du territoire. L’objectif reste d’améliorer les rendements agricoles, d’accroître les revenus des producteurs et de contribuer durablement à la sécurité alimentaire.

Face aux défis liés à la croissance démographique et aux changements climatiques, le développement d’une agriculture plus performante constitue une priorité pour les autorités.

Accélérer la mécanisation des exploitations agricoles

Le programme prévoit l’acquisition de nouveaux équipements agricoles modernes destinés à faciliter les travaux des producteurs.

La première phase du ProMAI a déjà permis de renforcer les Centres régionaux de mécanisation agricole (CRMA) grâce à la fourniture de matériels spécialisés et d’équipements d’irrigation performants.

Les centres installés à Tové et à Tchitchao sont aujourd’hui opérationnels et proposent aux agriculteurs des prestations de proximité, notamment en matière de labour, de préparation des sols et d’utilisation d’engins agricoles modernes.

Grâce à ces services, les producteurs peuvent améliorer leur productivité tout en réduisant les coûts et les délais liés aux travaux agricoles.

L’irrigation au cœur de la nouvelle phase

Au-delà de la mécanisation, cette nouvelle étape du programme met un accent particulier sur le développement des infrastructures hydrauliques.

Des ouvrages d’irrigation seront construits ou réhabilités dans plusieurs zones agricoles afin d’assurer un meilleur accès à l’eau pour les cultures.

Cette stratégie permettra de limiter les effets des périodes de sécheresse et de sécuriser les productions agricoles tout au long de l’année. Une meilleure maîtrise de l’eau constitue un facteur essentiel pour augmenter les rendements et réduire les pertes liées aux aléas climatiques.

En améliorant les systèmes d’irrigation, le programme ambitionne également de favoriser la diversification des cultures et d’encourager une agriculture plus résiliente.

Des interventions étendues aux zones agricoles prioritaires

Contrairement à la première phase principalement concentrée sur certains pôles de production, cette nouvelle étape prévoit une extension des activités vers l’ensemble des zones agricoles jugées prioritaires.

L’objectif est de permettre à un plus grand nombre de producteurs de bénéficier des équipements, des infrastructures et des services proposés dans le cadre du programme.

Cette approche vise à réduire les disparités entre les différentes régions agricoles tout en stimulant la production nationale.

Une gouvernance renforcée pour une meilleure efficacité

En parallèle des investissements matériels, les autorités ont engagé plusieurs réformes destinées à améliorer la gestion du programme.

Des manuels de procédures administratives, financières, de suivi-évaluation ainsi que des règles de passation des marchés ont été validés il y a quelques mois afin de renforcer la transparence et l’efficacité dans l’exécution des différentes activités.

Cette organisation doit permettre un meilleur suivi des investissements, une utilisation optimale des ressources financières et une mise en œuvre plus rigoureuse des projets.

Une agriculture plus compétitive et résiliente

Le soutien accordé par la BOAD confirme l’importance stratégique accordée au développement agricole.

En renforçant la mécanisation, en améliorant l’accès à l’irrigation et en modernisant les infrastructures agricoles, le ProMAI devrait contribuer à accroître la compétitivité du secteur, améliorer les revenus des exploitants et renforcer durablement la sécurité alimentaire.

À terme, ces investissements devraient également favoriser la création d’emplois ruraux, soutenir la transformation agricole et consolider les capacités de production face aux défis climatiques.

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