Le Togo souhaite renforcer la préparation des chercheurs africains avant les grandes rencontres régionales dédiées à l’innovation et à la science. Cette ambition a été au centre des échanges tenus le 21 mai 2026 à Lomé entre le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, et la représentante résidente de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest au Togo, Deweh Emily Gray.
Les discussions ont porté sur les préparatifs de la troisième édition du Forum Africain de la Recherche et de l’Innovation 2027, prévue en octobre 2027 à Accra au Ghana.
À travers cette rencontre, les autorités togolaises ont exprimé leur volonté de contribuer activement à la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation sur le continent africain.
Le Togo propose des forums nationaux de recherche
Au cours des échanges, le Professeur Gado Tchangbedji a suggéré la mise en place de forums nationaux de la recherche et de l’innovation dans chacun des États membres de la CEDEAO.
Selon lui, ces rencontres nationales pourraient être organisées avant chaque édition régionale du FARI afin de mieux structurer les écosystèmes scientifiques et technologiques des différents pays africains.
L’objectif serait de permettre aux chercheurs, aux universités, aux centres d’innovation et aux entreprises de présenter leurs travaux au niveau national avant les compétitions et rencontres régionales.
Pour les autorités togolaises, cette approche favoriserait une meilleure préparation des participants tout en valorisant les initiatives locales.
Ces forums nationaux pourraient également servir de cadre pour identifier les projets les plus innovants capables de représenter chaque pays lors des événements régionaux et continentaux.
Renforcer les écosystèmes nationaux de l’innovation
Le gouvernement togolais estime que la recherche scientifique et l’innovation doivent être davantage ancrées dans les politiques nationales de développement.
À travers la proposition de forums nationaux, le Togo souhaite encourager une dynamique durable de promotion de la science, de la technologie et de l’innovation dans les pays ouest-africains.
Les responsables du secteur considèrent que ces rencontres régulières permettraient de renforcer les collaborations entre chercheurs, universités, institutions publiques et acteurs économiques.
Selon le ministre délégué, la création de tels espaces d’échanges contribuerait également à développer une culture de l’innovation dans les différents États membres de la CEDEAO.
Cette approche vise à éviter que les participations aux grands rendez-vous régionaux se limitent à des initiatives ponctuelles sans véritable ancrage national.
Une ambition soutenue par les autorités togolaises
Le Professeur Gado Tchangbedji a réaffirmé la volonté des autorités togolaises de jouer un rôle actif dans la réussite du FARI 2027.
Cette démarche bénéficie du soutien du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui accorde une importance particulière au développement de la recherche scientifique et de l’innovation comme leviers de transformation économique.
Le Togo souhaite ainsi participer davantage aux initiatives africaines destinées à promouvoir les avancées scientifiques, technologiques et industrielles sur le continent.
Pour les autorités togolaises, l’innovation constitue aujourd’hui un facteur essentiel de compétitivité et de développement durable.
Le secteur privé appelé à jouer un rôle stratégique
Les discussions ont également mis en lumière la nécessité d’impliquer davantage le secteur privé dans les politiques de recherche et d’innovation.
Le ministre délégué a insisté sur l’importance d’associer la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo ainsi que les entreprises nationales aux préparatifs du FARI 2027.
Selon lui, le rapprochement entre les milieux académiques et le secteur économique est indispensable pour transformer les résultats de la recherche en produits et services commercialisables.
Les autorités souhaitent ainsi favoriser l’émergence d’innovations capables de répondre aux besoins des marchés africains tout en soutenant la compétitivité des entreprises locales.
Pour plusieurs observateurs, le développement de partenariats entre chercheurs et entreprises pourrait accélérer la transformation industrielle du continent.
La recherche au service de l’industrialisation africaine
Au cours des échanges, le Professeur Gado Tchangbedji a rappelé les enjeux stratégiques liés à la recherche scientifique pour l’avenir économique de l’Afrique.
Selon lui, la valorisation des ressources locales et la production de biens compétitifs dépendent largement des progrès réalisés dans les domaines scientifiques et technologiques.
Les autorités togolaises considèrent que le continent doit investir davantage dans la recherche afin de soutenir l’industrialisation, l’innovation et la transformation économique.
Cette vision rejoint les ambitions portées par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine, qui vise à renforcer les échanges commerciaux et la production industrielle africaine.
Pour les responsables togolais, la recherche et l’innovation doivent désormais être considérées comme des moteurs de souveraineté économique et de compétitivité régionale.
La CEDEAO salue l’engagement du Togo
La représentante résidente de la CEDEAO au Togo, Deweh Emily Gray, a salué les initiatives proposées par les autorités togolaises dans le domaine de la recherche et de l’innovation.
Elle a réaffirmé la disponibilité de l’organisation régionale à accompagner le Togo dans les préparatifs du FARI 2027 ainsi que dans le renforcement de son écosystème national d’innovation.
Pour la CEDEAO, le développement scientifique et technologique constitue un enjeu majeur pour l’intégration économique et le progrès des pays ouest-africains.
L’organisation entend ainsi soutenir les initiatives favorisant la coopération régionale dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de la formation scientifique.
Vers une nouvelle dynamique scientifique africaine
À travers sa proposition de forums nationaux, le Togo souhaite impulser une nouvelle dynamique autour de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest.
Les autorités togolaises estiment que ces rencontres nationales pourraient encourager une plus grande participation des jeunes chercheurs, des universités et des entreprises aux initiatives régionales.
Cette approche permettrait également de créer une émulation entre les différents acteurs nationaux tout en renforçant la visibilité des innovations africaines.
En misant sur la structuration des écosystèmes scientifiques et technologiques, le Togo ambitionne de contribuer à la construction d’une Afrique plus innovante, plus compétitive et davantage tournée vers la transformation de ses ressources et de ses économies.

