
Les jeunes Togolais qui souhaitent se construire une carrière dans le domaine agricole disposent d’une nouvelle possibilité de formation. L’Institut national de formation agricole (INFA) de Tové lance son concours d’entrée au titre de l’année académique 2026-2027. Au total, 65 candidats pourront intégrer les différents parcours proposés par l’établissement, qui entend renforcer la formation de compétences capables de répondre aux défis actuels du secteur agricole.
L’ouverture de ce recrutement s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises de promouvoir la formation professionnelle dans les métiers liés à l’agriculture. À travers les différentes filières disponibles, les futurs apprenants pourront acquérir des compétences techniques dans des domaines allant de la production agricole à la transformation agroalimentaire, en passant par la santé animale, la foresterie et la mécanisation.
65 places disponibles dans deux cycles de formation
Pour cette nouvelle année académique, le concours est organisé autour de deux niveaux de formation. Le premier concerne le Cycle de baccalauréat professionnel agricole (CBPA), tandis que le second est consacré au Cycle de licence professionnelle agricole (CLPA).
Le CBPA offre 30 places aux candidats retenus. Les formations proposées dans ce cycle couvrent notamment l’agropastorale, la santé animale, la foresterie et la gestion durable des terres ainsi que l’agroéquipement.
Le CLPA, quant à lui, prévoit 35 places. Les candidats pourront s’orienter vers plusieurs spécialités, parmi lesquelles l’agriculture, l’agroalimentaire, la production et la santé animale et halieutique. La foresterie et la gestion de l’environnement figurent également parmi les parcours accessibles, tout comme le machinisme agricole et l’aménagement et les ouvrages hydroagricoles.
Cette diversité de formations vise à préparer les apprenants à plusieurs métiers stratégiques pour le développement du secteur agricole et la valorisation des ressources naturelles.
Qui peut se présenter au concours ?
Le recrutement est ouvert aux jeunes de nationalité togolaise répondant aux critères définis pour chaque cycle. L’âge des candidats constitue notamment l’une des conditions à respecter.
Pour être éligible, il faut avoir au moins 18 ans et au plus 28 ans au 1er janvier 2027. Les candidats doivent également être titulaires du diplôme correspondant au niveau de formation qu’ils souhaitent intégrer.
Pour le Cycle de baccalauréat professionnel agricole, les postulants doivent être titulaires du BEPC.
Les conditions sont différentes pour le Cycle de licence professionnelle agricole. Les candidats doivent disposer d’un BAC II, notamment dans les séries C, D, E, F ou Ti. Les titulaires d’un BT dans les domaines de l’agropastorale, de la santé animale, de la mécanique ou de l’électricité peuvent également faire acte de candidature, selon les spécialités choisies.
Les postulants sont donc invités à vérifier attentivement leur éligibilité avant de préparer leur dossier.
Des épreuves adaptées au niveau de formation
Les candidats devront passer plusieurs épreuves écrites dans le cadre du processus de sélection. Le contenu et la durée des compositions varient selon le cycle choisi.
Pour le CBPA, quatre matières sont prévues. Il s’agit du français, des sciences physiques, des sciences de la vie et de la Terre ainsi que des mathématiques. Chaque épreuve est programmée sur une durée de deux heures.
Le français est affecté d’un coefficient 2, tandis que les sciences physiques, les sciences de la vie et de la Terre et les mathématiques comptent chacune pour un coefficient 3.
Les candidats au CLPA seront également évalués en français, en sciences physiques, en sciences de la vie et de la Terre et en mathématiques. Les durées des compositions sont toutefois plus longues à ce niveau. L’épreuve de français est prévue pour trois heures, tout comme celle des sciences physiques et des sciences de la vie et de la Terre. Les mathématiques se dérouleront sur quatre heures.
Une épreuve supplémentaire de construction mécanique, d’une durée de trois heures et affectée d’un coefficient 3, est prévue pour les candidats qui souhaitent intégrer les spécialités liées au machinisme agricole ainsi qu’à l’aménagement et aux ouvrages hydroagricoles.
Cette organisation permet d’évaluer les connaissances générales et scientifiques des candidats, mais aussi leurs aptitudes en fonction des domaines techniques qu’ils souhaitent intégrer.
Où déposer son dossier de candidature ?
Les personnes intéressées disposent de plusieurs points de dépôt pour faire enregistrer leur candidature. Les dossiers peuvent être déposés auprès des Directions régionales de l’Agriculture situées à Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé et Tsévié.
Les candidats peuvent également se rendre directement à l’INFA de Tové, à Kpalimé, pour déposer leur dossier. À Lomé, les candidatures peuvent être enregistrées auprès de la Direction de l’Entrepreneuriat et du Financement Agricole (DEFA).
Les dossiers doivent être déposés au plus tard le 21 août 2026 à 17 heures. Les candidats sont donc invités à anticiper les démarches administratives afin d’éviter les difficultés liées à l’approche de la date limite.
Les frais d’inscription au concours sont fixés à 10 000 FCFA.
Quel budget prévoir pour la formation ?
Au-delà des frais liés à l’inscription au concours, les candidats admis devront prévoir un budget annuel pour leur formation et leur hébergement.
Les frais de scolarité sont fixés à 75 000 FCFA par an. À cela s’ajoutent les frais d’hébergement, qui s’élèvent à 25 000 FCFA par an, soit une contribution mensuelle annoncée à 2 500 FCFA.
Au total, les frais liés à la scolarité et à l’hébergement s’élèvent à 100 000 FCFA par année. Le paiement de cette somme est prévu en deux tranches.
Les futurs étudiants doivent toutefois tenir compte d’un élément important avant de s’engager dans la procédure. Les personnes admises ne bénéficient pas de bourse ni d’aide scolaire. Elles doivent donc assurer elles-mêmes les dépenses liées à leur formation et à leur vie quotidienne durant leur parcours.
Une opportunité pour les jeunes intéressés par l’agriculture
L’ouverture de ce concours représente une possibilité pour les jeunes Togolais souhaitant se former dans un secteur considéré comme essentiel pour l’économie nationale. Avec des parcours consacrés à la production, à la transformation, à l’élevage, à la santé animale, à la gestion des ressources naturelles ou encore à la mécanisation, les formations proposées couvrent plusieurs maillons de la chaîne agricole.
Pour les candidats qui remplissent les conditions requises, l’enjeu est désormais de préparer leur dossier dans les délais et de se préparer sérieusement aux différentes épreuves du concours.
Avec seulement 65 places disponibles pour l’ensemble des deux cycles, la sélection devrait susciter l’intérêt de nombreux jeunes désireux de développer leurs compétences dans les métiers agricoles. Les candidats potentiels sont ainsi encouragés à prendre connaissance des conditions d’admission, à réunir les pièces nécessaires et à déposer leur dossier avant la date limite fixée au 21 août 2026 à 17 heures.
La formation agricole apparaît aujourd’hui comme un levier important pour accompagner la modernisation du secteur, améliorer les compétences techniques des jeunes et favoriser l’émergence de nouvelles initiatives dans les domaines de la production, de la transformation et de la gestion durable des ressources.
Pour les jeunes passionnés par l’agriculture et désireux d’en faire leur métier, ce concours constitue donc une porte d’entrée vers une formation spécialisée. Il leur revient désormais de saisir cette possibilité en respectant les critères d’éligibilité et les délais prévus.

