Togo : après huit années de détention, Abdoul Aziz Goma brise le silence

Diya
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Plusieurs jours après avoir pris la parole devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, le militant togolais des droits humains Abdoul Aziz Goma s’est exprimé publiquement lors d’une interview télévisée diffusée le dimanche 8 mars 2026. Au cours de cet entretien, il est revenu sur les circonstances de son arrestation ainsi que sur les conditions de sa détention, qui aura duré près de huit ans.

Son témoignage, chargé d’émotion, a permis de remettre en lumière les difficultés rencontrées par certains défenseurs des libertés fondamentales dans le pays. Face aux journalistes, l’ancien détenu a raconté avec précision les épreuves qu’il affirme avoir traversées durant cette longue période d’incarcération.


Un récit marqué par la souffrance

Au fil de l’entretien, Abdoul Aziz Goma a évoqué les violences physiques et psychologiques dont il affirme avoir été victime pendant sa détention. Selon lui, les mauvais traitements subis ont laissé des séquelles profondes.

« On m’a frappé jusqu’à ce que je vomisse du sang », a-t-il confié avec gravité, décrivant une situation qu’il présente comme extrêmement difficile. Ses propos ont suscité une vive émotion parmi les personnes présentes sur le plateau et chez de nombreux téléspectateurs.

Le militant a également évoqué les conditions de vie en prison, qu’il qualifie de particulièrement éprouvantes. Il explique que les périodes d’isolement, les interrogatoires répétés et la pression constante ont marqué son quotidien durant plusieurs années. Pour lui, ces souvenirs restent encore très présents malgré sa libération.


Un parcours désormais exposé sur la scène internationale

Cette prise de parole télévisée constitue une nouvelle étape dans la visibilité internationale de son histoire. Quelques jours auparavant, Abdoul Aziz Goma avait déjà eu l’occasion de s’exprimer devant des représentants réunis à Genève dans le cadre des travaux du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

Devant cette instance internationale, il avait attiré l’attention sur la situation des militants engagés dans la défense des droits et des libertés au Togo. Son intervention visait notamment à sensibiliser la communauté internationale aux défis auxquels sont confrontés certains acteurs de la société civile.

En partageant publiquement son expérience personnelle, il affirme vouloir contribuer à ouvrir un débat plus large sur la protection des défenseurs des droits humains et sur les conditions dans lesquelles ils exercent leurs activités.


Une mobilisation qui s’étend au-delà des frontières

La prise de parole d’Abdoul Aziz Goma intervient dans un contexte où les questions liées aux droits humains au Togo font l’objet d’une attention croissante au niveau international. Plusieurs organisations et observateurs suivent désormais de près l’évolution de la situation dans le pays.

Sa participation aux échanges organisés à Genève a contribué à renforcer cette visibilité. Des acteurs de la société civile ainsi que différentes structures engagées dans la défense des libertés fondamentales continuent de relayer ces préoccupations et d’appeler à davantage de garanties pour les militants.

Pour Abdoul Aziz Goma, témoigner publiquement constitue avant tout une manière de porter la voix de ceux qui, selon lui, n’ont pas toujours la possibilité de s’exprimer librement. Il affirme vouloir poursuivre son engagement afin de promouvoir le respect des droits et des libertés, convaincu que la sensibilisation internationale peut jouer un rôle important dans l’évolution des situations locales.

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