Un nouveau cap pour la restauration des terres dégradées
Le Togo poursuit ses efforts en faveur de la protection de l’environnement et de la restauration des écosystèmes. Dans la région des Plateaux Ouest, 34 éco-entreprises ont été sélectionnées pour participer à un programme d’accompagnement destiné à restaurer les terres dégradées, les paysages forestiers et les écosystèmes fragilisés.
Cette initiative est mise en œuvre dans le cadre du projet AFR100, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle vise à concilier développement économique local et gestion durable des ressources naturelles.
Un accompagnement technique et entrepreneurial
Les structures retenues bénéficieront d’un accompagnement complet combinant renforcement des compétences techniques et développement entrepreneurial.
L’objectif est de leur permettre de mettre en œuvre des solutions durables pour restaurer les terres dégradées tout en développant des activités économiquement viables.
Le programme est coordonné par le Centre d’incubation et de ressources en agrobusiness (CIRAB-Tsessi), qui accompagnera les bénéficiaires tout au long de leur parcours.
Une sélection issue d’un large appel à candidatures
La sélection des 34 éco-entreprises est intervenue après un appel à candidatures ayant suscité un fort intérêt. Au total, 277 dossiers ont été soumis par des acteurs des préfectures d’Agou, Amou, Danyi, Kloto et Kpélé.
Les bénéficiaires représentent plusieurs catégories d’acteurs du développement rural, notamment :
- des coopératives ;
- des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) ;
- des organisations de producteurs agricoles et forestiers ;
- des associations ;
- une organisation communautaire ;
- une société à responsabilité limitée.
Cette diversité traduit la volonté d’impliquer l’ensemble des acteurs locaux dans les initiatives de restauration environnementale.
Une répartition dans cinq préfectures
Les entreprises sélectionnées sont réparties dans plusieurs préfectures des Plateaux Ouest.
La préfecture d’Agou compte huit bénéficiaires, tout comme Kloto. Danyi et Kpélé enregistrent chacune six entreprises retenues, tandis que Amou en compte cinq.
Cette répartition permettra de déployer les actions de restauration sur plusieurs zones particulièrement concernées par la dégradation des terres.
Des formations pour bâtir des projets solides
Le programme prévoit un important dispositif de renforcement des capacités.
Les bénéficiaires participeront à cinq sessions intensives de formation, organisées sous forme de bootcamps de trois jours. Des séances de coaching personnalisé et de mentorat viendront compléter cet accompagnement afin d’aider les entreprises à structurer leurs projets.
À l’issue de ce parcours, chaque structure devra élaborer un modèle économique ainsi qu’un plan d’affaires permettant de présenter son projet à des partenaires financiers susceptibles d’accompagner sa mise en œuvre.
Les premières sessions de formation ont débuté le 1er juillet à Kpalimé.
Restaurer les terres tout en créant des opportunités économiques
Cette initiative s’inscrit dans la troisième composante du projet « Accès au financement et à l’assistance technique pour les petits producteurs et entreprises forestières et agricoles AFR100 Togo/BMZ ».
Le programme bénéficie du soutien de plusieurs partenaires internationaux, notamment le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), l’AUDA-NEPAD, la GIZ et le World Resources Institute (WRI).
Au-delà de la restauration des terres dégradées, l’ambition est de favoriser l’émergence d’entreprises capables de protéger les ressources naturelles tout en créant des emplois, des revenus et des opportunités économiques durables au sein des communautés rurales togolaises.

