Le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF Togo 2000) accueille depuis le 23 juin la deuxième édition du Salon Humanis de la santé et du bien-être. Pendant cinq jours, cette rencontre rassemble acteurs du secteur sanitaire, institutions publiques, professionnels de santé et visiteurs autour d’un objectif commun : promouvoir la prévention comme pilier essentiel d’une meilleure qualité de vie.
Placée sous le thème « Votre santé, votre responsabilité : Prévenir pour mieux vivre », l’édition 2026 entend sensibiliser davantage les populations à l’importance des comportements favorables à la santé et encourager une prise de conscience collective face aux défis sanitaires actuels.
Un rendez-vous consacré à la promotion de la santé
La cérémonie d’ouverture a mobilisé plusieurs responsables administratifs, diplomatiques et sanitaires ainsi que des représentants de différents départements ministériels concernés par les questions de santé, d’environnement, de sport, d’eau et de développement économique.
À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent rapprocher les services de santé des citoyens tout en créant un espace d’échanges entre experts, praticiens et grand public. Le salon se veut également une plateforme d’information permettant aux visiteurs d’acquérir des connaissances utiles pour prévenir les maladies et améliorer leur bien-être au quotidien.
Durant toute la durée de l’événement, les participants bénéficient d’un programme varié comprenant des consultations médicales gratuites, des campagnes de dépistage, des conférences spécialisées, des ateliers pratiques, des séances sportives, des collectes de sang ainsi que des expositions dédiées aux innovations médicales et aux solutions de santé.
Capitaliser sur les acquis de la première édition
Les responsables de l’événement ont souligné les résultats encourageants enregistrés lors de la première édition, qui avait suscité un important engouement du public.
Cette expérience a permis de démontrer l’intérêt croissant des populations pour les questions liées à la prévention sanitaire et au bien-être. Les nombreuses consultations, opérations de dépistage et activités de sensibilisation organisées à cette occasion ont confirmé la nécessité de pérenniser cette initiative.
Les organisateurs estiment que la santé ne dépend pas uniquement des soins administrés dans les centres hospitaliers. Elle repose également sur plusieurs facteurs déterminants tels que l’alimentation, l’environnement, l’accès à l’eau potable, l’assainissement, l’activité physique et l’adoption de comportements responsables au quotidien.
Faire de la prévention une priorité nationale
Lors du lancement officiel des activités, les autorités sanitaires ont insisté sur la nécessité de renforcer la culture de la prévention au sein de la population.
Face à l’augmentation des maladies non transmissibles comme le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux ou certains cancers, la prévention apparaît comme l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les risques et améliorer durablement l’état de santé des populations.
Les responsables du secteur soulignent que de nombreuses pathologies peuvent être évitées grâce à des habitudes de vie plus saines, à des consultations régulières et à un dépistage précoce.
Cette approche vise non seulement à protéger les individus, mais aussi à réduire la pression exercée sur les structures sanitaires en limitant le nombre de cas graves nécessitant des traitements lourds et coûteux.
Les défis de la santé mentale et de la désinformation
Au-delà des maladies physiques, Humanis 2026 accorde également une place importante à la santé mentale, devenue une préoccupation croissante dans de nombreux pays.
Les spécialistes rappellent que le bien-être psychologique constitue une composante essentielle de la santé globale. La gestion du stress, la prévention des troubles mentaux et le renforcement du soutien psychosocial figurent parmi les thématiques abordées au cours des différentes activités du salon.
Les intervenants ont aussi attiré l’attention sur les dangers liés à la circulation de fausses informations médicales, notamment sur les réseaux sociaux. Ces contenus peuvent conduire certaines personnes à adopter des pratiques inadaptées ou à recourir à l’automédication, avec des conséquences parfois graves pour leur santé.
Les populations sont ainsi encouragées à privilégier les conseils des professionnels qualifiés et à consulter les structures de santé reconnues avant toute prise de décision concernant leur état de santé.
Une responsabilité partagée entre citoyens et institutions
Les experts présents au salon rappellent que la prévention ne relève pas uniquement de l’action des pouvoirs publics ou des professionnels de santé.
Elle implique également un engagement individuel et collectif. Une alimentation équilibrée, la pratique régulière d’une activité physique, la limitation des comportements à risque, le respect des prescriptions médicales et la réalisation de contrôles de santé réguliers constituent autant d’actions permettant de préserver son capital santé.
Les familles, les établissements scolaires, les collectivités locales, les entreprises et les organisations de la société civile ont également un rôle important à jouer dans la diffusion des bonnes pratiques et la promotion d’un mode de vie sain.
Humanis veut s’imposer comme une référence nationale
À travers cette deuxième édition, Humanis confirme son ambition de devenir un rendez-vous incontournable dédié à la santé et au bien-être au Togo.
En réunissant professionnels, institutions et citoyens autour d’un même objectif, le salon entend contribuer à l’émergence d’une véritable culture de prévention sanitaire. Les organisateurs espèrent ainsi favoriser une meilleure sensibilisation des populations et encourager l’adoption de comportements bénéfiques pour la santé.
Jusqu’au 27 juin, les visiteurs sont invités à participer massivement aux différentes activités proposées afin de bénéficier de conseils, de dépistages et de services susceptibles d’améliorer durablement leur qualité de vie. Cette mobilisation autour de la prévention traduit la volonté de faire de la santé un enjeu partagé et une responsabilité collective au service du développement humain.

