Le Togo s’apprête à accueillir la deuxième édition du Salon International de l’Entrepreneuriat Féminin (SIEF), un événement qui s’inscrit désormais comme un espace incontournable de réflexion et d’action en faveur du leadership économique des femmes. L’annonce officielle a été faite à Lomé lors d’une rencontre avec la presse, en présence d’actrices majeures du monde entrepreneurial, d’universitaires et de nombreux jeunes intéressés par les dynamiques d’innovation.
Prévu pour les 31 juillet et 1er août 2026, ce rendez-vous entend franchir un nouveau cap en termes d’ambition et d’impact. Après une première édition remarquée, les organisateurs souhaitent consolider les acquis tout en élargissant les perspectives, en mettant davantage l’accent sur les réalités complexes auxquelles font face les femmes entrepreneures sur le continent.
Le risque entrepreneurial au cœur des débats
Pour cette édition, le thème retenu, « Le risque entrepreneurial dans le contexte africain », traduit une volonté claire : aborder sans détour les défis structurels qui freinent l’essor des initiatives féminines. En Afrique, entreprendre implique souvent de composer avec des contraintes multiples, qu’elles soient financières, organisationnelles ou encore socioculturelles.
Les difficultés d’accès au financement, les barrières liées aux normes sociales, ainsi que les incertitudes économiques ou climatiques constituent autant d’obstacles à surmonter. Dans ce contexte, la capacité à anticiper les risques, à les comprendre et à les gérer devient un facteur déterminant pour la survie et la croissance des entreprises dirigées par des femmes.
Les organisateurs du salon souhaitent ainsi offrir un cadre d’échanges permettant de déconstruire ces obstacles et de proposer des solutions concrètes. L’objectif est de transformer le risque en opportunité, en outillant les participantes avec des compétences adaptées à un environnement en constante évolution.
Une plateforme panafricaine de réflexion et d’action
Au-delà d’un simple événement, le SIEF se positionne comme un véritable espace de production d’idées et de mise en réseau. Il ambitionne de réunir une diversité d’acteurs : entrepreneures, investisseurs, décideurs publics, chercheurs et partenaires techniques.
Cette approche multidimensionnelle vise à favoriser une synergie entre les différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial. En croisant les expériences et les expertises, le salon entend contribuer à l’émergence de stratégies durables pour renforcer la résilience des entreprises féminines.
L’événement se veut également un laboratoire d’idées, capable d’alimenter les politiques publiques et les initiatives privées en matière d’entrepreneuriat féminin. En mettant en avant des solutions innovantes et adaptées aux réalités africaines, le SIEF entend jouer un rôle structurant dans la transformation économique du continent.
Un prix pour révéler les talents émergents
L’une des grandes nouveautés de cette édition est l’instauration du « Grand Prix Africain YAS de l’entrepreneuriat féminin ». Ce concours vise à mettre en lumière des projets portés par des femmes et à fort potentiel d’impact.
Destiné principalement aux jeunes entrepreneures et aux porteuses d’idées innovantes, ce prix permettra de sélectionner dix finalistes qui bénéficieront d’un accompagnement spécifique. L’initiative repose sur des critères exigeants, notamment le leadership, la créativité, la capacité d’adaptation et l’audace.
Au-delà de la reconnaissance, ce dispositif se veut un levier concret pour soutenir la concrétisation de projets et encourager une nouvelle génération de femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat. Il traduit également la volonté des partenaires de s’impliquer activement dans la promotion d’un tissu économique plus inclusif.
Une programmation riche et diversifiée
Durant deux jours, les participants auront accès à une série d’activités conçues pour répondre aux besoins des entrepreneures à différents niveaux de maturité. Le programme comprend notamment un colloque scientifique, des panels de haut niveau, des ateliers pratiques ainsi que des espaces de discussion ouverts.
Ces différentes sessions permettront d’aborder des thématiques variées telles que la gestion des risques, l’accès au financement, l’innovation, ou encore la transformation digitale. L’accent sera mis sur des approches concrètes, afin de fournir des outils directement exploitables par les participantes.
En parallèle, des rencontres ciblées entre entrepreneures et investisseurs seront organisées. Ces moments de networking visent à faciliter la création de partenariats et à ouvrir des opportunités de financement.
Bien-être, santé et performance entrepreneuriale
Conscients que la réussite entrepreneuriale ne repose pas uniquement sur des compétences techniques, les organisateurs ont également intégré des espaces dédiés au bien-être et à la santé. Cette dimension, souvent négligée, est pourtant essentielle pour assurer la performance et la durabilité des activités.
Ces espaces offriront aux participantes des moments de détente, mais aussi des conseils pratiques pour mieux concilier vie professionnelle et personnelle. L’objectif est de promouvoir une approche globale de l’entrepreneuriat, où la réussite économique s’accompagne d’un équilibre personnel.
Vers un écosystème plus inclusif et durable
À travers cette deuxième édition, le SIEF affirme sa volonté de contribuer à la construction d’un environnement entrepreneurial plus équitable. En mettant l’accent sur l’inclusion, l’innovation et la résilience, l’événement s’inscrit dans une dynamique de transformation profonde des économies africaines.
L’entrepreneuriat féminin apparaît aujourd’hui comme un levier stratégique pour le développement. En soutenant les femmes, en valorisant leurs initiatives et en levant les barrières auxquelles elles sont confrontées, le continent se donne les moyens d’accélérer sa croissance de manière durable.
Le Salon International de l’Entrepreneuriat Féminin s’impose ainsi comme un catalyseur d’opportunités. Plus qu’un simple rendez-vous, il incarne une vision : celle d’une Afrique où les femmes occupent pleinement leur place dans la création de richesse et l’innovation.

