Une présence remarquée au Salon de l’Immobilier et de l’Énergie
L’Autorité de Réglementation du Secteur de l’Électricité (ARSE) a mis à profit sa participation à la deuxième édition du Salon de l’Immobilier et de l’Énergie, organisée du 29 au 31 mai 2026 à Lomé, pour renforcer la sensibilisation autour de l’autoproduction d’électricité. À travers cette initiative, l’institution entend mieux faire connaître les dispositions légales qui encadrent les projets énergétiques développés par les particuliers, les entreprises et les investisseurs.
Cette démarche s’inscrit dans les missions de régulation confiées à l’ARSE, notamment la promotion d’un développement harmonieux du secteur électrique et l’accompagnement de la transition vers des sources d’énergie plus durables.
Informer les acteurs sur les exigences réglementaires
Au cours de l’événement, les responsables de l’Autorité ont échangé avec les visiteurs afin de leur présenter les procédures applicables aux installations de production d’électricité destinées à la consommation propre.
Selon les responsables de l’institution, les rencontres professionnelles représentent une opportunité privilégiée pour sensibiliser les promoteurs de projets, les industriels et les ménages aux exigences légales en vigueur.
L’objectif est de permettre aux différents acteurs de mieux comprendre les formalités administratives nécessaires avant la mise en place de certaines infrastructures, notamment celles reposant sur l’énergie solaire.
L’autoproduction d’électricité autorisée au Togo
Le cadre juridique togolais autorise les citoyens, les entreprises et diverses organisations à produire leur propre énergie afin de couvrir leurs besoins énergétiques.
Cette possibilité est prévue par les textes régissant le secteur de l’électricité ainsi que par les dispositions destinées à encourager le développement des énergies renouvelables.
Toutefois, l’exercice de cette activité est soumis à plusieurs régimes selon la capacité des installations mises en place. Ces différentes catégories permettent aux autorités de mieux encadrer les projets et d’assurer leur conformité avec les normes techniques et environnementales.
Des procédures variables selon la puissance des équipements
Les systèmes photovoltaïques de faible capacité bénéficient d’un régime relativement souple.
Ainsi, les installations dont la puissance demeure inférieure à 32 kilowatts-crête peuvent être réalisées librement sans formalité particulière.
Pour les équipements compris entre 32 et 100 kilowatts-crête, les promoteurs sont tenus d’effectuer une déclaration préalable auprès des services compétents.
Au-delà de 100 kilowatts-crête, les projets nécessitent une autorisation préalable avant leur mise en service.
Les installations thermiques sont également concernées par cette réglementation. Dans leur cas, les obligations administratives s’appliquent à partir d’une capacité déterminée fixée à 500 kVA.
Cette classification permet d’adapter les niveaux de contrôle à l’importance des infrastructures et aux risques potentiels qu’elles peuvent présenter.
Garantir la sécurité des installations
Pour l’Autorité de Réglementation du Secteur de l’Électricité, ces formalités administratives ne constituent pas une simple obligation bureaucratique.
Elles répondent avant tout à des préoccupations liées à la sécurité des équipements et des utilisateurs.
Les contrôles réalisés permettent notamment de réduire les risques d’incidents techniques, de prévenir les dysfonctionnements et de veiller au respect des normes environnementales.
Grâce à ce suivi, les promoteurs peuvent également bénéficier d’inspections périodiques effectuées par les services spécialisés afin de s’assurer du bon fonctionnement de leurs installations.
Cette approche contribue à instaurer davantage de confiance dans le développement des systèmes de production autonome.
Une meilleure maîtrise du parc énergétique national
Au-delà des aspects sécuritaires, les procédures de déclaration et d’autorisation permettent aux autorités de disposer d’une meilleure visibilité sur les capacités nationales d’autoproduction.
Cette connaissance du parc énergétique constitue un élément essentiel pour la planification des politiques publiques dans le domaine de l’électricité.
Elle favorise également une meilleure anticipation des besoins futurs et facilite l’intégration progressive des différentes sources d’énergie dans le système national.
L’ARSE considère ainsi que le recensement des installations privées contribue à renforcer l’efficacité du secteur et à améliorer la coordination entre les différents acteurs.
Les énergies renouvelables au cœur des ambitions nationales
Le développement de l’autoproduction s’inscrit dans les objectifs énergétiques poursuivis par le Togo.
Les autorités ambitionnent d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2030, tout en accordant une place de plus en plus importante aux énergies renouvelables.
Dans cette perspective, l’énergie solaire apparaît comme l’une des solutions les plus prometteuses pour répondre à la demande croissante en électricité et favoriser une transition énergétique durable.
Les projets développés par les particuliers et les entreprises sont ainsi appelés à jouer un rôle complémentaire dans l’amélioration de l’offre énergétique nationale.
Une valorisation possible des excédents de production
Les installations régulièrement autorisées peuvent, dans certaines situations prévues par la réglementation, être raccordées au réseau électrique national.
Cette possibilité ouvre la voie à une meilleure valorisation des surplus d’énergie produits par les autoproducteurs.
Elle constitue également un levier susceptible d’encourager davantage d’investissements dans les technologies propres et de favoriser l’émergence d’un écosystème énergétique plus diversifié.
Cette dynamique participe à la modernisation du secteur et à l’augmentation progressive de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national.
Des démarches encadrées par une expertise technique
Les promoteurs désireux de lancer un projet d’autoproduction doivent constituer un dossier qui sera examiné par les services spécialisés de l’ARSE.
L’analyse technique peut être accompagnée de visites de terrain destinées à évaluer la conformité des équipements et à vérifier le respect des normes exigées.
Une fois toutes les conditions remplies, les autorisations nécessaires sont délivrées aux porteurs de projets.
À travers cette démarche, l’Autorité de Réglementation du Secteur de l’Électricité entend promouvoir un développement sécurisé, durable et mieux structuré du secteur énergétique.
Dans un contexte marqué par l’essor des énergies renouvelables, l’institution poursuit ainsi son travail de sensibilisation afin d’accompagner les investisseurs et les consommateurs vers une production d’électricité plus responsable et conforme aux exigences réglementaires du pays.

