Le Togo renforce son engagement pour la médiation
L’Assemblée nationale togolaise a autorisé, le vendredi 9 octobre, la ratification de la convention portant création de l’Organisation internationale pour la médiation (IOMed). Adopté le 30 mai 2025 à Hong Kong, ce texte vise à promouvoir le recours au dialogue pour résoudre les différends internationaux.
Cette autorisation constitue une nouvelle étape dans la démarche du Togo en faveur du règlement pacifique des conflits. Elle s’inscrit dans la volonté affichée par le pays de privilégier la concertation et la coopération dans les relations internationales.
L’IOMed, un cadre pour régler les différends par le dialogue
L’Organisation internationale pour la médiation propose un mécanisme destiné à faciliter la résolution de plusieurs catégories de différends. Son approche repose sur la recherche d’un accord entre les parties, plutôt que sur une confrontation prolongée.
Son champ d’intervention couvre notamment les litiges entre États, les différends impliquant des États tiers et les affaires opposant un État à un ressortissant d’un autre pays. Les litiges commerciaux internationaux entre acteurs privés entrent également dans son domaine d’intervention.
La médiation permet ainsi aux parties de rechercher une solution négociée avec l’aide d’un tiers, dans le but de parvenir à un accord acceptable pour chacune d’elles.
Komi Selom Klassou souligne l’importance de la paix
À l’ouverture des travaux parlementaires, le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a rappelé la volonté du Togo de contribuer à la construction d’un ordre international fondé sur le dialogue, la coopération et la paix.
Il a notamment insisté sur la place que le pays souhaite accorder à la médiation dans la recherche de solutions aux tensions et aux conflits.
« À ce titre, la nation togolaise s’est résolument engagée à faire de la médiation un moyen privilégié pour contribuer, partout ailleurs, à la recherche de solutions pacifiques lorsque des tensions, voire des conflits, menacent la paix », a déclaré le président de l’Assemblée nationale.
Cette position traduit l’importance accordée par les autorités togolaises aux mécanismes diplomatiques permettant de prévenir l’escalade des différends et de favoriser le dialogue entre les parties concernées.
Le rôle diplomatique du Togo dans les crises régionales
Ces dernières années, le Togo a participé à plusieurs initiatives diplomatiques destinées à faciliter les échanges entre des parties en conflit.
Dans cette dynamique, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a été désigné médiateur de l’Union africaine pour contribuer à la résolution de la crise dans l’est de la République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs.
Cette mission s’inscrit dans les efforts de l’organisation continentale pour favoriser le dialogue et rechercher des solutions aux tensions régionales.
L’autorisation de ratifier la convention de l’IOMed vient ainsi s’ajouter aux démarches du Togo en faveur de la médiation et de la coopération internationale.
Une étape supplémentaire dans la politique de médiation
Pour Komi Selom Klassou, l’autorisation accordée au gouvernement constitue un signal de l’engagement du pays en faveur de la paix et de l’ouverture.
« En autorisant le Togo à ratifier cette convention de l’IOMed ayant pour socle la médiation, notre pays conforte sa position de pays de paix et d’ouverture », a-t-il souligné.
La ratification de cette convention doit désormais suivre les étapes institutionnelles nécessaires. Elle s’inscrit dans une démarche plus large visant à encourager les mécanismes de règlement pacifique des différends et à renforcer la contribution du Togo aux initiatives diplomatiques internationales.
En soutenant le recours à la médiation, le pays affirme ainsi son intérêt pour des solutions fondées sur le dialogue, la négociation et la recherche d’accords entre les parties.

