La capitale togolaise accueille, depuis le lundi 28 septembre 2026, une rencontre consacrée à l’avenir de la mobilité sur le continent africain. Les travaux portent notamment sur la mise en place du futur Conseil consultatif de l’Union africaine sur les migrations, connu sous le sigle MAC, ainsi que sur les perspectives liées à la libre circulation des personnes en Afrique.
Cette réunion consultative rassemble les acteurs concernés autour des enjeux migratoires et des mécanismes susceptibles de faciliter les déplacements au sein du continent. Elle intervient dans un contexte où les mouvements de populations africaines sont influencés par de nombreux facteurs économiques, sociaux, démographiques et environnementaux.
La libre circulation au cœur des discussions
La rencontre de Lomé constitue une étape dans le processus de réflexion autour de la création du futur Conseil consultatif de l’Union africaine sur les migrations.
Les échanges doivent notamment permettre d’examiner l’état actuel de la libre circulation en Afrique et d’identifier les difficultés qui continuent de limiter la mobilité des citoyens entre les différents pays.
Au-delà de la question des déplacements, les discussions s’intéressent également aux moyens de rendre les dispositifs de gestion des frontières plus efficaces. La modernisation des procédures, leur dématérialisation et l’utilisation de solutions technologiques figurent ainsi parmi les pistes mises en avant.
L’objectif est de favoriser des mécanismes capables de répondre aux réalités actuelles tout en améliorant la coordination entre les États africains.
Les nouvelles réalités migratoires de l’Afrique
En ouvrant les travaux, le ministre togolais de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Hodabalo Awate, a souligné l’évolution des dynamiques migratoires sur le continent.
Selon lui, les mouvements de populations sont aujourd’hui liés à plusieurs transformations qui touchent directement les sociétés africaines. La croissance démographique, l’urbanisation et les mutations économiques participent notamment à l’évolution des besoins en mobilité.
À ces facteurs s’ajoutent les échanges commerciaux, les déplacements des étudiants et des travailleurs, ainsi que les conséquences de certaines crises et des changements environnementaux.
Face à cette diversité de situations, le ministre estime que les réponses doivent être coordonnées et adaptées aux réalités du continent. Il a notamment insisté sur la nécessité d’anticiper les évolutions à venir afin de mieux accompagner les populations concernées.
Le Togo plaide pour une intégration concrète
Pour les autorités togolaises, l’intégration africaine ne doit pas se limiter aux engagements institutionnels ou aux déclarations politiques.
L’enjeu consiste également à traduire cette ambition dans la vie quotidienne des citoyens. Cela passe notamment par une circulation plus fluide des personnes, mais aussi par la facilitation des échanges de biens, de capitaux, de compétences et d’idées.
Le choix de Lomé pour accueillir cette consultation s’inscrit dans cette vision. La rencontre offre au Togo l’occasion de réaffirmer son intérêt pour les questions liées à la mobilité africaine et à la coopération entre les États.
La capitale togolaise devient ainsi, pendant ces travaux, un espace de réflexion sur les moyens de rapprocher davantage les pays africains et de faciliter les interactions entre leurs populations.
Vers un mécanisme de concertation sur les migrations
Le futur Conseil consultatif de l’Union africaine sur les migrations devrait avoir pour vocation de constituer un cadre de dialogue entre les différents acteurs concernés par les questions migratoires.
Il devra notamment favoriser la concertation, l’expertise et le partage des expériences entre les États. Une telle plateforme pourrait également contribuer à mieux prendre en compte les réalités propres aux différentes régions du continent.
Les discussions de Lomé doivent donc permettre de préciser les contours et les orientations de cette future structure. Les participants sont appelés à réfléchir à son mandat, à ses priorités ainsi qu’aux modalités susceptibles de renforcer son efficacité.
La technologie au service de la gestion des frontières
La question des frontières occupe également une place importante dans les travaux. Dans un contexte marqué par l’augmentation des déplacements et la diversification des formes de mobilité, les systèmes intelligents et intégrés de gestion des frontières sont présentés comme des outils pouvant contribuer à améliorer les procédures.
La dématérialisation constitue notamment une piste pour simplifier certaines démarches et faciliter la circulation tout en renforçant les capacités de contrôle et de coordination.
L’enjeu consiste ainsi à rechercher un équilibre entre la facilitation des déplacements et la nécessité pour les États d’assurer une gestion efficace de leurs frontières.
Consolider le dialogue entre les États africains
Au terme des consultations, les travaux de Lomé devraient contribuer à faire progresser la réflexion sur le futur Conseil consultatif de l’Union africaine sur les migrations.
Ils doivent également permettre de mieux cerner les priorités communes en matière de libre circulation et de renforcer les échanges entre les pays africains.
À travers cette rencontre, la question migratoire est ainsi abordée sous l’angle de la coopération, de la mobilité et de l’intégration régionale. Les conclusions issues des discussions pourront servir de base à la poursuite du processus de création du futur Conseil consultatif et à l’approfondissement du dialogue continental sur les migrations.

