Littoral togolais : dernier sursis avant la libération des emprises maritimes

Fawzou
3 min de lecture

Les occupants des emprises maritimes du Grand Lomé et des communes côtières de la préfecture des Lacs bénéficient d’un ultime délai pour quitter volontairement les lieux. Les autorités ont accordé une prolongation exceptionnelle de trois semaines, fixant désormais au 30 août 2026 la date limite avant le lancement des opérations de libération des espaces concernés.

Un dernier délai avant les opérations

Cette nouvelle échéance a été annoncée à Lomé par le Comité ad hoc chargé de lutter contre l’occupation anarchique du domaine public. Elle représente la dernière possibilité offerte aux occupants pour démonter eux-mêmes leurs installations avant l’intervention des autorités.

L’objectif affiché est de restaurer l’ordre sur le domaine public maritime, de protéger le littoral et de garantir une meilleure gestion des espaces côtiers.

Préserver le domaine public

Lors de la présentation du calendrier des opérations, la présidente du Comité ad hoc et gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré, a rappelé que cette démarche repose sur des fondements juridiques, environnementaux et sécuritaires.

Elle a souligné que le domaine public est un patrimoine collectif qui ne peut être occupé de manière privative en dehors des dispositions prévues par la loi.

Plusieurs reports déjà accordés

Cette décision intervient après une longue série de concertations avec les acteurs concernés, notamment les exploitants de bars, restaurants et espaces de loisirs installés sur le littoral.

Depuis plus d’un an, plusieurs délais successifs avaient été accordés afin de permettre une évacuation volontaire. Une première échéance avait été fixée au 28 février 2026, avant d’être reportée au 31 mars, puis au 30 juin 2026.

À l’expiration de ce dernier délai, les représentants des exploitants avaient sollicité un nouveau report jusqu’au 4 janvier 2027. Cette demande n’a pas été retenue, les autorités estimant qu’une prolongation supplémentaire maintiendrait une occupation irrégulière contraire à l’intérêt général.

Une évacuation volontaire privilégiée

Les autorités invitent les occupants à profiter de ces trois semaines supplémentaires pour démonter leurs installations et libérer les espaces concernés sans intervention des services compétents.

À compter du 30 août 2026, les opérations de libération des emprises maritimes seront engagées conformément au calendrier arrêté par le gouvernement.

Une vaste opération d’assainissement annoncée

La libération du littoral constitue la première étape d’un programme plus global d’assainissement du domaine public dans le Grand Lomé.

Dans une seconde phase, les autorités prévoient de s’attaquer à l’occupation anarchique des trottoirs, des emprises routières et des voies publiques dans les treize communes du Grand Lomé. Cette initiative vise à améliorer la circulation, renforcer la sécurité des usagers et préserver durablement les espaces publics.

Partager cet article
Aucun commentaire