Le Togo s’est joint, lundi 5 octobre, à la célébration de la Journée mondiale de l’habitat (JMH). Cette édition, organisée autour du thème « Un logement décent pour tous », a permis de mettre en lumière les actions engagées par le pays dans les domaines de l’urbanisme, du foncier et de la construction.
À cette occasion, le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Kodjo Adedze, a rappelé l’importance de poursuivre les efforts afin de permettre aux populations de bénéficier de conditions d’habitat plus adaptées.
L’accès à un logement convenable constitue en effet un enjeu majeur pour les villes confrontées à une croissance démographique et à une urbanisation de plus en plus importantes.
Des réformes pour mieux organiser les villes
Depuis plusieurs années, le gouvernement togolais met en œuvre différentes réformes destinées à améliorer la gestion foncière et urbaine ainsi que le secteur de la construction.
Cette dynamique s’est notamment renforcée depuis 2019 avec la mise en place du Guichet foncier unique, ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle des constructions.
D’autres mesures ont également été adoptées au cours des dernières années. Elles concernent notamment la classification des bâtiments, mise en place en 2020, et l’encadrement des conditions de location intervenu en 2022.
Le processus de modernisation touche également les démarches administratives. Les procédures liées aux permis de construire sont progressivement dématérialisées grâce au Système intégré de gestion des permis de construire (SIGPC).
L’objectif est notamment de faciliter les démarches des usagers tout en améliorant le suivi et le contrôle des opérations de construction.
Le SNAT et les plans locaux pour mieux maîtriser l’urbanisation
En 2026, les autorités poursuivent cette politique à travers de nouveaux outils de planification territoriale.
Le gouvernement travaille notamment à la vulgarisation du Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) et à la mise en œuvre des plans locaux d’urbanisme (PLU).
Les PLU de 13 communes pilotes ont ainsi été validés. Ces documents doivent permettre aux collectivités de disposer d’un meilleur cadre pour organiser l’occupation de leurs espaces et accompagner leur développement.
Pour les autorités, une meilleure planification constitue un moyen de limiter les difficultés liées à une urbanisation rapide et de favoriser un développement plus équilibré des territoires.
Kpomé-Dalavé au cœur des projets de logements
Les réformes engagées s’accompagnent également de projets destinés à améliorer l’offre de logements.
À Kpomé-Dalavé, le projet de nouvelle ville prévoit l’aménagement d’un vaste site de 1 177 hectares. Le programme comprend notamment des logements à coût abordable ainsi que différents équipements destinés à créer un environnement urbain organisé et durable.
Le projet ambitionne ainsi d’accompagner l’expansion urbaine tout en proposant des solutions de logement adaptées aux besoins des populations.
Lomé mise sur le renouvellement urbain
Dans la capitale, le Projet de renouvellement urbain (PRU) constitue également l’un des leviers de transformation du paysage urbain.
Le programme vise notamment à accompagner la transformation et la densification de Lomé, tout en améliorant le cadre de vie des habitants.
Le développement d’une offre de logements correspondant davantage aux besoins locaux figure parmi les enjeux associés à cette dynamique de renouvellement urbain.
Ces différentes initiatives traduisent la volonté de mieux anticiper les besoins liés à la croissance des villes et à l’évolution des modes d’habitation.
« Faire de nos villes des espaces où chacun puisse accéder à un habitat décent »
Pour Kodjo Adedze, les politiques publiques en matière d’habitat ne peuvent toutefois pas se limiter à la construction de logements.
Elles doivent également contribuer à créer des villes mieux organisées, disposant d’équipements et d’infrastructures permettant aux populations de vivre dans de bonnes conditions.
« Notre responsabilité collective est de faire de nos villes des espaces où chacun puisse accéder à un habitat décent », a souligné le ministre.
Cette orientation rejoint le thème retenu pour la Journée mondiale de l’habitat, qui place l’accès au logement au centre des réflexions sur le développement urbain.
Des activités pour sensibiliser sur les enjeux de l’habitat
La célébration de cette journée est également accompagnée de plusieurs activités destinées à sensibiliser les populations et les acteurs du secteur.
Des conférences-débats, des rencontres avec les professionnels de l’habitat ainsi que des visites d’inspection de travaux de construction sont notamment prévues.
Ces initiatives doivent permettre de poursuivre les discussions sur les défis liés au logement, à l’urbanisation et à l’organisation des villes.
À travers ces réformes et projets, le Togo entend ainsi poursuivre l’amélioration de son cadre urbain et renforcer les conditions permettant aux populations d’accéder progressivement à un habitat plus décent, mieux organisé et adapté aux réalités des territoires.

