Architecture et développement local : l’Assemblée nationale intensifie ses échanges avec les professionnels

Fawzou
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Un dialogue renforcé avec les professionnels

L’Assemblée nationale poursuit sa démarche d’ouverture envers les organisations professionnelles intervenant dans différents secteurs de la vie nationale. Cette volonté de concertation s’est une nouvelle fois manifestée à Lomé, lors d’une rencontre entre le président de l’institution parlementaire, Komi Selom Klassou, et une délégation du Conseil supérieur de l’Ordre national des architectes du Togo (CSO-ONAT).

Conduite par son président, Limazié Péyébinesso, la délégation a présenté plusieurs préoccupations liées à l’exercice du métier d’architecte et à la place de cette profession dans les projets de développement du pays.

Les préoccupations de la profession au centre des discussions

Les échanges ont notamment permis de faire le point sur la situation actuelle des architectes au Togo. La délégation a présenté les effectifs de la profession ainsi que les différentes actions menées par ses membres auprès des populations.

Les représentants de l’Ordre ont également évoqué leurs attentes et les difficultés auxquelles les professionnels peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs activités.

La question des marchés publics a également occupé une place importante dans les discussions. Ce sujet revêt un intérêt particulier pour les architectes, qui interviennent dans plusieurs projets de construction, d’aménagement et d’infrastructures.

Les architectes appelés à accompagner les communes

La rencontre a également porté sur la contribution des architectes au processus de décentralisation. Dans ce cadre, le CSO-ONAT a indiqué avoir mis des professionnels à la disposition de l’ensemble des communes du pays.

Cette initiative vise à permettre aux collectivités territoriales de bénéficier d’une expertise spécialisée dans la conception et la réalisation de leurs projets.

La présence d’architectes auprès des communes peut notamment contribuer à améliorer la planification urbaine, la qualité des constructions et l’organisation des espaces publics. Elle permet également de mieux prendre en compte les exigences techniques et les réalités propres à chaque territoire.

« L’ONAT à la rencontre du Togo » revient en janvier

Dans la continuité de cette volonté de rapprocher la profession des populations, le CSO-ONAT a annoncé la prochaine édition de son rendez-vous annuel « L’ONAT à la rencontre du Togo ».

La sixième édition de cette initiative est annoncée pour janvier prochain. Elle devrait permettre aux architectes d’aller davantage à la rencontre des communautés et de partager leur savoir-faire avec les acteurs locaux.

À travers cette démarche, l’Ordre entend mettre son expertise au service des projets liés au développement et à l’aménagement des différents territoires du pays.

Une profession au cœur des projets d’aménagement

L’architecte occupe une place importante dans la réalisation des projets de construction et d’aménagement. Son intervention peut couvrir différentes étapes, allant de la conception d’un projet à sa planification et au suivi de sa réalisation.

Au-delà de l’aspect esthétique des bâtiments, l’architecture intervient également dans l’organisation des espaces, la fonctionnalité des ouvrages et leur intégration dans leur environnement.

Dans un contexte marqué par le développement des communes et la nécessité d’une meilleure organisation des territoires, l’expertise des architectes peut donc représenter un atout pour accompagner les collectivités dans leurs projets.

168 architectes et 68 cabinets recensés

Selon les données présentées lors de la rencontre, le Togo comptait 168 architectes et 68 cabinets inscrits au tableau du CSO-ONAT au 31 mars 2026.

Ces chiffres témoignent de l’existence d’un réseau professionnel structuré, appelé à jouer un rôle croissant dans les projets d’aménagement et de développement du pays.

La rencontre entre l’Assemblée nationale et l’Ordre des architectes illustre ainsi l’importance d’un dialogue régulier entre les institutions publiques et les organisations professionnelles. Une telle concertation peut permettre de mieux identifier les besoins du secteur et de favoriser une participation accrue des compétences nationales aux projets de développement.

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