La semaine culturelle organisée dans les établissements scolaires togolais évolue. Elle devient désormais la « semaine scientifique, technologique et culturelle », avec une place renforcée accordée aux sciences, aux technologies et à l’innovation.
Dans une note adressée la semaine dernière aux responsables éducatifs et aux enseignants, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a précisé les orientations de cette nouvelle formule.
L’objectif est de permettre aux élèves de compléter les enseignements théoriques reçus en classe par des expériences pratiques, des activités de découverte et des projets créatifs.
Trois volets pour apprendre autrement
La nouvelle semaine repose sur trois grandes composantes complémentaires.
Le volet scientifique prévoit des expériences, des concours, des expositions et des présentations de travaux réalisés par les élèves. Ces activités doivent favoriser la curiosité, l’observation et la mise en pratique des connaissances acquises en classe.
Le volet technologique met l’accent sur la programmation, la robotique, les démonstrations numériques et la fabrication de prototypes. Il vise à familiariser les apprenants avec les outils technologiques et à encourager leur créativité.
Le volet culturel, artistique et sportif conserve les activités déjà proposées dans l’ancienne formule. La musique, la danse, le théâtre, les expositions, les compétitions de génie en herbe et les championnats interclasses continueront ainsi d’animer la vie des établissements.
Cette organisation entend associer les apprentissages scientifiques à l’expression artistique, à la créativité et à l’esprit de compétition.
Des partenariats avec les universités et les entreprises
La mise en œuvre de ces semaines sera assurée par les chefs d’établissement, en collaboration avec les équipes pédagogiques. Les activités devront être adaptées à l’âge et au niveau scolaire des élèves, tout en favorisant leur participation et le travail en équipe.
Le ministère encourage également les établissements à ouvrir leurs portes à d’autres acteurs : universités, centres de formation professionnelle, entreprises, collectivités territoriales et personnes-ressources.
Cette collaboration doit rapprocher les élèves du monde professionnel et leur permettre de découvrir les applications concrètes des sciences et des technologies.
Elle constitue aussi une occasion de mieux faire connaître les métiers, les possibilités de formation et les perspectives d’insertion professionnelle.
Préparer les élèves aux métiers de demain
Au-delà du changement de nom, cette réforme traduit une volonté de donner davantage de place à la pratique dans le système éducatif. Les élèves sont invités à expérimenter, à concevoir des projets et à mobiliser leurs connaissances pour répondre à des situations concrètes.
L’intégration de la programmation, de la robotique et de la fabrication de prototypes peut notamment contribuer à développer des compétences utiles dans les domaines scientifiques et numériques.
En associant ces activités aux disciplines artistiques, culturelles et sportives, la nouvelle formule entend également maintenir une approche diversifiée de l’apprentissage.
Dans la continuité des classes-métiers et des FabLabs éducatifs
Cette évolution s’inscrit dans les orientations du gouvernement visant à renforcer les compétences des apprenants et à rendre l’enseignement plus pratique.
Elle fait suite à l’introduction des classes-métiers dans le système éducatif et au déploiement de FabLabs éducatifs dans les établissements scolaires.
Avec cette nouvelle formule, les semaines organisées dans les écoles devraient ainsi devenir des espaces d’expérimentation, de découverte et de création, tout en contribuant à une meilleure préparation des jeunes aux exigences du monde professionnel.

