Formation professionnelle : un partenariat pour faciliter l’insertion des diplômés des IFAD

Fawzou
6 min de lecture

Au Togo, le rapprochement entre les établissements de formation professionnelle et les entreprises se renforce. L’Agence Éducation-Développement (AED), chargée du pilotage des Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD), a signé jeudi 1er octobre à Lomé une convention avec le groupe chinois Weihai International Economic and Technical Cooperation (WIETC).

L’accord ouvre de nouvelles perspectives pour les jeunes formés dans les domaines du bâtiment et des énergies renouvelables. Il vise principalement à rapprocher les compétences acquises au sein des IFAD des besoins en main-d’œuvre du groupe chinois, actuellement engagé dans plusieurs projets au Togo.

Cette coopération prévoit notamment des possibilités d’accueil des apprenants sur les chantiers de WIETC ainsi qu’une perspective de recrutement prioritaire des diplômés des filières concernées.

Les diplômés des IFAD au cœur du dispositif

L’un des principaux axes de la convention concerne l’insertion professionnelle des jeunes à l’issue de leur formation.

Selon les termes de l’accord, WIETC pourra recruter prioritairement, en fonction de ses besoins et de ses propres procédures, des diplômés de l’IFAD-Bâtiment et de l’IFAD-Énergies renouvelables pour ses différents projets et chantiers.

Le dispositif établit ainsi un lien direct entre les compétences développées pendant la formation et les besoins exprimés par une entreprise présente sur le terrain.

Pour l’AED, cette dimension constitue un enjeu important dans la mise en œuvre de la formation en alternance.

« Cette convention prend une dimension encore plus importante avec l’engagement de WIETC à contribuer à l’insertion professionnelle des diplômés de nos deux IFAD », a expliqué le directeur général de l’AED, Dammipi Noupokou.

Des apprenants davantage confrontés aux réalités du terrain

La convention ne se limite toutefois pas au recrutement. Elle prévoit également l’accueil d’apprenants des IFAD sur les chantiers de WIETC.

Ces périodes en entreprise doivent permettre aux jeunes de compléter leur formation par une expérience pratique dans un environnement professionnel.

L’accord prévoit également des échanges d’expertise entre les deux parties ainsi que des actions de formation continue.

Cette approche permet de rapprocher davantage les contenus de formation des réalités rencontrées dans les entreprises et sur les différents chantiers.

Des possibilités d’appui aux instituts

La coopération entre l’AED et WIETC pourrait également concerner directement les établissements de formation.

Les deux partenaires pourront examiner différentes formes d’appui aux IFAD, notamment à travers la mise à disposition d’équipements, l’attribution de bourses ou encore l’octroi de subventions.

De tels appuis pourraient contribuer à renforcer les conditions de formation et à faciliter l’accès des apprenants à des équipements adaptés aux exigences des métiers préparés.

L’objectif reste de maintenir un lien entre les besoins du secteur professionnel et les moyens dont disposent les instituts pour former les jeunes.

Une offre de formation diversifiée

L’AED propose actuellement neuf formations diplômantes ainsi que seize formations certifiantes ou qualifiantes.

Cette offre couvre différents besoins en compétences et vise à donner aux jeunes des qualifications directement exploitables dans le monde professionnel.

Le partenariat conclu avec WIETC apporte une dimension supplémentaire à cette approche en créant une passerelle entre la formation et les besoins concrets d’une entreprise engagée sur plusieurs projets au Togo.

Pour les apprenants, les périodes d’alternance et les possibilités d’emploi constituent notamment des occasions de mettre en pratique les connaissances acquises au cours de leur parcours.

Les IFAD misent sur l’alternance

Les Instituts de formation en alternance pour le développement ont été mis en place par le gouvernement avec l’ambition de proposer aux jeunes Togolais une formation davantage adaptée aux réalités du marché du travail.

Le principe repose notamment sur l’association entre les enseignements théoriques et l’apprentissage pratique.

Cette orientation vise à faciliter la transition entre la formation et la vie professionnelle, en permettant aux apprenants de développer des compétences répondant aux exigences des différents métiers.

La collaboration avec des entreprises constitue donc un élément important de cette démarche.

Un réseau d’instituts appelé à s’élargir

Quatre IFAD sont actuellement opérationnels à Elavagnon, Lomé et Barkoissi.

Le réseau doit encore s’étendre avec la construction prévue de deux nouveaux centres à Avétonou et Agomé-Glozou. Un autre institut est également envisagé dans le domaine de la logistique.

À terme, le dispositif devrait compter dix instituts à travers le pays.

Cette extension doit permettre d’élargir progressivement l’accès à ce type de formation et de répondre à un éventail plus important de besoins en compétences.

Une passerelle entre formation et marché du travail

Avec la convention signée avec WIETC, l’AED cherche à consolider davantage le lien entre les formations dispensées dans les IFAD et les opportunités offertes par les entreprises.

Pour les filières du bâtiment et des énergies renouvelables, l’accord ouvre notamment des perspectives d’expérience professionnelle et de recrutement sur les projets du groupe chinois.

La coopération prévoit également la possibilité de renforcer les compétences des apprenants et des professionnels grâce aux échanges d’expertise et à la formation continue.

À travers ce type de partenariat, la formation professionnelle se rapproche ainsi davantage des réalités du marché du travail, avec l’objectif de faciliter l’insertion des jeunes diplômés et de mieux répondre aux besoins en compétences des entreprises.

Partager cet article
Aucun commentaire