Les épreuves ont démarré
Depuis le mercredi 2 septembre 2026, plus de 50 000 jeunes Togolais sont en train de passer l’un des examens les plus importants de leur parcours professionnel. Le Certificat de fin d’apprentissage, connu sous le nom de CFA, a officiellement démarré sur tout le territoire national. Au total, 50 615 candidats composent cette année pour décrocher ce diplôme qui marque la fin de leur formation et ouvre les portes du monde du travail.
Les épreuves se poursuivent jusqu’au samedi 5 septembre. Durant ces quelques jours, les candidats doivent démontrer concrètement les compétences qu’ils ont acquises au cours de leur apprentissage.
Des métiers variés à l’honneur
Le CFA ne concerne pas un seul secteur. Plusieurs métiers de l’artisanat sont représentés cette année, notamment la menuiserie, la maçonnerie, la tapisserie, la décoration, la coiffure et la couture. Des formations pratiques et concrètes qui préparent directement à l’exercice d’un métier et à l’autonomie professionnelle.
Contrairement aux examens classiques qui se passent sur papier, le CFA met avant tout l’accent sur la pratique. Les candidats sont évalués sur leur capacité à réaliser des travaux concrets dans leur domaine, ce qui correspond exactement à ce qu’on attend d’eux dans leur futur métier.
Une visite officielle pour encourager les candidats
Le démarrage des épreuves a été suivi de près par une délégation officielle composée de représentants du ministère de l’éducation nationale, du ministère en charge de l’artisanat et du président de l’Union des chambres régionales de métiers. Cette tournée avait un double objectif : vérifier que les examens se déroulent bien dans les différents centres à travers le pays, et encourager les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes.
Un signal fort envoyé aux apprentis : leur examen est pris au sérieux par les autorités, et leur réussite compte pour le pays.
L’artisanat, un pilier de l’économie togolaise
Pourquoi accorder autant d’importance à cet examen ? Parce que l’artisanat n’est pas un secteur secondaire au Togo. Il représente environ 18 % du Produit intérieur brut du pays et constitue l’une des principales sources d’emplois pour la population. Des menuisiers aux coiffeurs, en passant par les maçons et les couturières, les artisans jouent un rôle central dans l’économie locale et dans la vie quotidienne des Togolais.
Renforcer la formation de ces professionnels et certifier leurs compétences, c’est donc investir directement dans l’économie nationale et dans l’avenir des jeunes qui choisissent cette voie.
Un examen désormais plus simple grâce au numérique
Depuis l’année dernière, le CFA a fait sa révolution numérique. Les candidats peuvent désormais s’inscrire à l’examen en ligne via une plateforme digitale dédiée, sans avoir à se déplacer pour les démarches administratives. Une fois l’examen réussi, le diplôme est également délivré de manière plus rapide et plus simple grâce à ce système.
Cette modernisation est une bonne nouvelle pour les apprentis, surtout ceux qui vivent loin des grandes villes et qui avaient parfois du mal à accomplir les démarches administratives nécessaires. Le numérique permet ici de rendre l’accès à la certification plus équitable pour tous.

