Une nouvelle épidémie d’Ebola frappe actuellement la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Face à la situation, Organisation mondiale de la santé a classé cette crise comme une urgence de santé publique internationale.
La maladie est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche rare d’Ebola pour laquelle il n’existe ni vaccin approuvé ni traitement spécifique. Cette particularité inquiète fortement les autorités sanitaires.
En RDC, la province de l’Ituri est la plus touchée. Les autorités ont déjà enregistré environ 80 décès suspects, plusieurs cas confirmés en laboratoire et des centaines de cas suspects. Les zones de Bunia, Rwampara et Mongbwalu figurent parmi les secteurs les plus affectés.
Selon l’OMS, le nombre réel de personnes contaminées pourrait être bien plus élevé. Le taux important de tests positifs et l’augmentation rapide des cas suspects montrent que le virus continue de circuler activement.
L’épidémie commence également à franchir les frontières. En Ouganda, à Kampala, deux cas confirmés ont été détectés chez des voyageurs venant de RDC, dont un décès. Un autre cas confirmé a aussi été signalé à Kinshasa après le retour d’une personne provenant de l’Ituri.
L’OMS appelle les pays voisins à renforcer immédiatement les contrôles sanitaires aux frontières et sur les grands axes routiers. Les autorités sont invitées à surveiller les personnes ayant été en contact avec des malades pendant 21 jours et à limiter leurs déplacements.
Les personnes infectées ou suspectées d’être contaminées ne doivent pas voyager à l’international, sauf en cas d’évacuation médicale. Les cas confirmés doivent être isolés rapidement afin d’éviter une propagation plus large du virus.
Malgré cette situation préoccupante, l’OMS déconseille la fermeture des frontières ou l’arrêt du commerce entre les pays concernés. L’organisation estime que ces mesures pourraient pousser les populations à utiliser des passages clandestins difficiles à contrôler, augmentant ainsi les risques de transmission.

