Au Togo, la coopération décentralisée prend une nouvelle dynamique. La Faîtière des communes du Togo (FCT) ambitionne de renforcer ses relations avec des partenaires étrangers afin de soutenir le développement local.
Cette volonté a été au centre d’une rencontre tenue le 24 mars à Lomé entre la présidente de la FCT, Koubonou Touni, et une délégation de SO Coopération, un réseau engagé dans la solidarité internationale basé en Nouvelle-Aquitaine.
Des priorités axées sur les services essentiels
Les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes de collaboration centrés sur l’amélioration des conditions de vie des populations.
Parmi les domaines prioritaires figurent l’accès à l’eau potable, l’assainissement, la gestion des déchets ainsi que l’énergie. Ces secteurs représentent des défis majeurs pour de nombreuses communes togolaises.
L’objectif est de mettre en place des projets concrets capables d’apporter des solutions durables adaptées aux réalités locales.
Une immersion dans les réalités du terrain
Avant cette rencontre, la délégation de SO Coopération s’est rendue dans plusieurs localités afin de mieux comprendre les besoins des collectivités.
Les visites ont concerné notamment Agavé, Gléi, Bouladé, Amou et Zio. Cette approche de terrain permet d’identifier des projets pertinents et d’éviter des solutions déconnectées des réalités locales.
Selon la directrice du réseau, Mathilde Reziau, leur mission consiste à accompagner différents acteurs, allant des collectivités aux associations, en passant par les entreprises et les institutions de formation.
Une coopération encore limitée mais prometteuse
À ce jour, seule une quarantaine de communes togolaises bénéficient de partenariats dans le cadre de la coopération décentralisée.
Ce chiffre reste relativement faible au regard du nombre total de collectivités. Cela montre qu’il existe encore une large marge de progression.
La Faîtière des communes du Togo souhaite donc étendre ces collaborations afin de permettre à un plus grand nombre de communes d’accéder à des ressources, des financements et une expertise technique.
Vers un accompagnement structuré des collectivités
Les discussions ont également porté sur l’accompagnement du processus de décentralisation. L’idée est de renforcer les capacités des communes dans la gestion de projets et la mise en œuvre des politiques locales.
Les partenaires envisagent de développer des initiatives ciblées pour améliorer les services publics à l’échelle locale.
Cependant, il faut rester prudent : multiplier les partenariats ne garantit pas automatiquement des résultats concrets. Tout dépendra de la qualité des projets, du suivi et de l’engagement des acteurs locaux.
Un levier pour le développement local
La coopération décentralisée apparaît comme un outil stratégique pour accélérer le développement des territoires.
Elle permet non seulement d’obtenir un appui technique et financier, mais aussi de favoriser les échanges d’expériences entre collectivités de différents pays.
Pour le Togo, l’enjeu est de tirer pleinement profit de ces partenariats pour améliorer durablement les conditions de vie des populations.

