Alors que l’actuel programme de résilience des zones côtières (WACA ResIP-Togo) approche de son terme, fixé à la fin de l’année 2026, les autorités togolaises et leurs partenaires financiers planifient déjà la suite des opérations. Le pays s’apprête à intégrer une nouvelle étape ambitieuse dénommée WACA+, destinée à consolider les acquis en matière de protection environnementale.
Une mission de validation stratégique à Lomé
Dans l’optique de finaliser les contours de cette nouvelle phase, une délégation de la Banque mondiale a entamé une visite de travail au Togo ce lundi 16 mars 2026. Menée par Bérengère Prince, responsable régionale du programme au sein de l’institution financière, cette mission se concentre sur la validation technique et administrative du projet WACA+. Ce déplacement permet de s’assurer que les priorités nationales sont en adéquation avec les mécanismes de financement prévus pour la période post-2026.
Une coalition régionale pour la défense des côtes
Le projet WACA+ ne se limite pas au territoire togolais. Il s’inscrit dans une dynamique de coopération transfrontalière impliquant sept nations de la façade atlantique et ouest-africaine. Aux côtés du Togo, le Bénin, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert, le Sénégal et la Guinée-Bissau s’unissent pour harmoniser leurs stratégies de préservation du littoral. Cette approche groupée vise à apporter des réponses globales à des phénomènes qui ignorent les frontières administratives.
Intensifier la lutte contre les risques climatiques
L’objectif central de cette nouvelle phase est d’accroître la résilience des populations et des infrastructures face aux menaces climatiques croissantes. WACA+ prévoit de déployer des moyens renforcés pour freiner l’érosion côtière, un défi majeur pour le développement économique de la région. Le programme accordera également une attention particulière à la gestion des inondations, un phénomène dont la fréquence et l’intensité affectent régulièrement les zones de basse altitude le long de la côte.

