La République démocratique du Congo intensifie ses démarches diplomatiques en vue de briguer le poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Dans cette dynamique, une délégation congolaise a été reçue le 7 avril à Lomé par Faure Essozimna Gnassingbé, avec pour objectif de solliciter l’appui du Togo à cette candidature stratégique.
Une démarche diplomatique portée par Kinshasa
La mission congolaise était conduite par Crispin Mbadu Phanzu, représentant le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle s’inscrit dans une série de consultations engagées auprès des pays membres de la Francophonie afin de rallier un maximum de soutiens.
Au cœur de cette initiative, la candidature de Juliana Amato Lumumba, désignée pour porter les ambitions de la RDC à la tête de l’organisation. Les autorités congolaises mettent en avant une vision axée sur le renforcement de la coopération entre États membres et une Francophonie plus ouverte et inclusive.
Un appel à un partenaire historique
Au cours des échanges, la délégation a insisté sur les liens historiques et fraternels entre le Togo et la RDC. Cette proximité diplomatique constitue, selon les émissaires congolais, un levier important pour obtenir un soutien politique dans cette course au poste de Secrétaire général.
Le Togo, reconnu pour son engagement au sein des instances internationales, pourrait jouer un rôle non négligeable dans les équilibres internes de la Francophonie. Le soutien de Lomé serait ainsi perçu comme un signal fort en faveur de la candidature congolaise.
Une fonction stratégique au sein de la Francophonie
Le poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie occupe une place centrale dans le fonctionnement de l’institution. Il implique notamment la coordination des activités politiques, la supervision des instances et la représentation de l’organisation sur la scène internationale.
Le titulaire du poste préside le Conseil permanent de la Francophonie et participe aux grandes orientations stratégiques, en lien avec les États et gouvernements membres. Il joue également un rôle clé dans la promotion de la langue française, ainsi que dans les actions liées à la paix, à la démocratie et au développement.
Un mandat sous haute attention
Actuellement, cette fonction est occupée par Louise Mushikiwabo, en poste depuis 2018. Le renouvellement ou le remplacement à ce poste suscite toujours un intérêt particulier, compte tenu de l’influence de l’organisation sur la scène internationale.
L’élection du Secrétaire général se fait pour un mandat de quatre ans, à l’issue d’un processus impliquant les chefs d’État et de gouvernement des pays membres. Dans ce contexte, chaque soutien diplomatique compte et peut peser dans l’issue du vote.
Une ambition africaine affirmée
À travers cette candidature, la RDC affiche clairement sa volonté de renforcer sa présence dans les instances internationales. Elle entend également contribuer à une meilleure représentation du continent africain au sein des grandes organisations.
La démarche engagée auprès du Togo s’inscrit donc dans une stratégie plus large de mobilisation des partenaires africains et francophones. Elle traduit aussi une volonté de repositionnement diplomatique, avec l’objectif de peser davantage dans les décisions globales.
Vers une décision attendue
Les consultations devraient se poursuivre dans les semaines à venir, avec d’autres rencontres prévues auprès de différents États membres. L’issue de cette démarche dépendra de la capacité de la RDC à fédérer autour de sa candidate et à convaincre de la pertinence de son projet.
En attendant, cette visite à Lomé marque une étape importante dans la campagne diplomatique congolaise, et souligne l’importance des alliances dans la conquête des postes clés au sein des organisations internationales.

